Groupe SAPEC - Soutien aux personnes abusées dans une relation d'autorité religieuse












Eté 2017

Edito

 

Pour ces six prochains mois, nous avons deux priorités !

  • Synthétiser et publier les résultats de l’enquête à laquelle nous vous invitons à contribuer ! Abus sexuels dans l'Église catholique : comment les reconnaitre, les réparer, les prévenir ? Pour participer : http://www.groupe-sapec.net/enquete.htm
  • Rester disponible pour encourager les victimes à s’annoncer la CECAR, car c’est une opportunité originale qui peut apporter de l’apaisement, comme développer ci-dessous.

La CECAR : une opportunité originale

En effet, Le livre de Daniel Pittet et la table ronde à laquelle nous avons invité son auteur ont confirmé la difficulté et l'importance de sortir du silence.

À ce jour, la CECAR a commencé à recevoir des victimes suite à l’Accord CECAR entre le Groupe SAPEC et des évêques et supérieure-e-s de congrégation a été signé par six d’entre eux.

 

Cet accord définit la Commission d’Écoute, de Conciliation, d’Arbitrage et de Réparation (CECAR,) et met en place un cadre original à l’intention des victimes d’abus lors d’une relation d’autorité religieuse, abus aujourd’hui prescrits. Cette commission prévoit d’être en mesure de recevoir les premiers témoignages depuis cet automne.

 

Pour nous, personnes victimes d’abus sexuels par un prêtre, c’est une occasion exceptionnelle et unique de nous délester du poids du secret.

 

C’est une opportunité de trouver écoute, information, reconnaissance, réparation et si nécessaire conciliation ; et ceci en toute confidentialité, dans un environnement sécure et non ecclésial.

 

Un processus adéquat de traitement du passé doit permettre à la personne victime

  1. de s’exprimer et d’avoir accès aux informations utiles pour elles sur les circonstances et les suites des faits qu’elle rapporte,
  2. d’obtenir justice, c’est à dire reconnaissance des faits,
  3. d’obtenir une demande de pardon de la part de l’agresseur, voire de son supérieur hiérarchique,
  4. d’obtenir l’assurance que des mesures adéquates soient prises afin que les abus ne se reproduisent plus,
  5. d’obtenir réparation.

C’est au terme d’un tel processus qu’un apaisement pourra prendre place.

 

Même si l’indemnité pourra se monter à 20'000 francs dans des cas exceptionnels, elle reste symbolique en rapport aux souffrances vécues, mais elle atteste la reconnaissance par l’Église d’aujourd’hui du tort subi.

 

Cette démarche est importante pour nous et pour vous. Elle l’est aussi pour la société dans son ensemble : sortons du tabou et du secret.

 

Jean-Marie Fürbringer

Membre du Groupe SAPEC

 

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